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Emmanuel Macron Louvre
Source AFP

Vers les législatives

Les Français ont choisi leur Président, Emmanuel Macron. Ce second tour a été à la hauteur de cette campagne présidentielle, surprenant : la victoire de Macron est sans ambigüité mais, pour autant, jamais le FN n’avait obtenu autant de suffrages, l’abstention et les votes blancs et nuls ont, eux aussi, atteint un niveau historique. Il n’y avait donc rien de triomphal dans ce second tour, à part peut-être la mise en scène de la soirée au Louvre.

Ceci fait, les citoyens que nous sommes n’en ont pas terminé avec leur devoir électoral : il nous appartient de désigner les 11 et 18 juin prochains les 577 députés qui nous représenteront à l’Assemblée nationale. Cette prochaine étape démocratique pose à chacun de nous deux questions.

Quelle majorité pour le Président élu ?

Depuis l’avènement du quinquennat, les législatives suivent immédiatement les présidentielles et, jusqu’à présent, les Français ont donné une majorité au Président qu’ils venaient d’élire. Les choses seront sans doute différentes cette fois-ci car le vote Macron du second tour a été davantage été un vote de rejet du FN qu’un vote d’adhésion ; Macron lui-même en convient. Je pense plutôt que, tout naturellement, les Français exprimeront de nouveau au premier tour des législatives un vote d’adhésion plus proche de leurs convictions. Nous verrons bien.

En tout cas, je ne me reconnais pas dans les messages politiques nationaux exprimés depuis dimanche.

D’un côté, j’entends des propos revanchards de certains responsables de la droite (pas tous) qui en appellent à une nouvelle cohabitation. Dans leur esprit, il faudrait gagner aux législatives ce qui a été perdu à la présidentielle. Or l’histoire a montré que la cohabitation était improductive et inefficace : je souhaite mieux que ça pour notre pays.

Mais de la même manière, je trouve un peu surprenant l’appel d’En Marche : le vaste rassemblement annoncé des bonnes volontés se présente finalement comme une tentative d’OPA, de remplacement du PS par EM. Je pense qu’Emmanuel Macron se serait grandi à ouvrir dès avant les législatives l’hypothèse d’une coalition trans-partisane et l’annoncer clairement. Dommage qu’il ait, lui aussi, cédé aux tentations majoritaires.

C’est donc aux Français qu’il appartient de déterminer ce que sera l’action publique durant le prochain quinquennat. J’espère vivement que, constatant la composition de l’Assemblée ainsi constituée par les suffrages des Français, Emmanuel Macron bâtira une coalition large, pas des débauchages individuels ni la main-mise d’un nouveau parti sur tous les autres : une coalition, centrée sur le service de la France et dans laquelle tous les modérés, d’où qu’ils viennent, seront appelés à prendre leur part de travail, pourvu qu’ils partagent un même idéal libéral, européen et social.

Dans ces conditions –et dans ces conditions-là seulement– ce quinquennat pourra être porteur de lendemains meilleurs pour les Français. C’est aussi à ce prix que pourront être surmontées les turbulences que les conservateurs de tous poils préparent déjà avec délectation.

Quel député pour notre territoire ?

Et nous à Agen ? J’ai déjà décrit ici ce qu’était le bilan parlementaire de la députée socialiste sortante : cela montre que nous avons grand besoin de retrouver un député utile et écouté à Paris.

Au-delà de la complicité fraternelle qui nous lie depuis 28 ans, je m’engage résolument dans cette campagne législative aux côtés de Jean Dionis. Je le fais d’abord pour les qualités de l’homme : intelligent, travailleur, courageux et droit, un cocktail finalement pas si répandu que ça. Jean Dionis n’est pas de ceux qui finassent, qui naviguent au gré de leurs intérêts personnels, qui changent d’idées et de boutique en fonction des sondages. Sa boussole à lui, ce sont ses convictions centristes de toujours et la défense de notre territoire. Son infatigable énergie est reconnue de tous, à Agen comme à Paris, au-delà des limites partisanes. Ces qualités d’homme seront mon premier critère de choix, avant même toute considération politique.

Je soutiendrai ensuite, pour sa qualité, l’équipe qu’il constitue avec Dominique Bottéon, sa suppléante, première Adjointe au Maire de Mézin et préparatrice en pharmacie. Dominique Bottéon et Jean Dionis jouent à fond la carte de leur complémentarité : homme/femme, Agenais/Albret, LR/UDI, urbain/rural ; mais ils s’appuieront aussi sur leurs visions communes de l’action publique qu’ils ont déjà pu mesurer lors des dernières régionales. Ensemble, ils forment une équipe de grande qualité pour la circonscription d’Agen-Nérac.

Une nouvelle période politique s’est ouverte, avec ses promesses et ses zones d’ombre. En élisant Jean Dionis pour nous représenter à l’Assemblée nationale, nous donnerons à notre territoire et au pays le député actif, solide et ouvert dont nous avons besoin.

À propos Bernard Lusset

Bernard Lusset
Adjoint au Maire d'Agen et VP Agglo Agen (finances), animateur comite AJ Agen, militant Modem.
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